Gouvernance

Le 21 octobre 2016, l’Assemblée générale votait les nouveaux statuts de l’ASBL Université de Namur qui entreront en application à partir de la prochaine rentrée académique. Ceux-ci sont le fruit du travail du groupe de travail ‘gouvernance’ mis en place par l’Assemblée générale le 3 avril 2015. Par ce vote, l’Assemblée générale a donné le feu vert pour une toute nouvelle structure de gouvernance avec, comme principales innovations, celles apportées aux trois instances majeures de notre université (et à leur articulation) : le Conseil rectoral, le Conseil d’administration et l’Assemblée générale.

Le Conseil rectoral, véritable équipe dirigeante de notre université, sera constitué de six personnes. À sa tête, le recteur, élu de façon démocratique par toute la communauté universitaire, membres du personnel et étudiants, aura, de ce fait, une plus grande légitimité. Il dirigera l’Université. Les quatre vice-recteurs, choisis par le recteur et nommés par l’Assemblée générale, permettront de construire une équipe forte et soudée en choisissant des collaborateurs investis par leur mission, qui partagent une même vision, des objectifs communs, et prêts à collaborer pour mettre en place les stratégies qui réaliseront ces objectifs. Viendra compléter cette équipe l’administrateur général, nommé par l’Assemblée générale sur proposition du Conseil d’administration à la suite d’une procédure de recrutement interne et externe. Toujours dans le souci de créer une équipe forte et soudée, je marque le souhait que le recteur nouvellement élu puisse émettre un avis décisif dans la sélection de ce collaborateur d’importance. En effet, outre la bonne gestion financière et budgétaire de l’université et de son patrimoine, l’administrateur général sera, sous la houlette du recteur, le responsable hiérarchique des services généraux. Il assurera une bonne organisation, une bonne coordination et une collaboration efficace de ces services entre eux, avec les organes de décision et avec les facultés.

Le Conseil d’administration aura, quant à lui, une composition plus équilibrée qu’aujourd’hui par rapport au Conseil rectoral : seuls le recteur et l’administrateur général en seront membres de droit. Les neuf autres membres seront, pour deux tiers, issus des quatre composantes de l’Université (académique, scientifique, administratif, technique et de gestion, et étudiants), et pour un tiers, issus du monde extérieur. Cette ouverture au regard extérieur sera encore renforcée par l’attribution de la présidence du Conseil d’administration à un administrateur extérieur. Enfin, l’Assemblée générale, pouvoir souverain de l’ASBL, verra sa composition passer de 50 à 33 membres, ce qui lui permettra d’exercer ses compétences plus efficacement.

Cette toute nouvelle structure ou organisation est la première étape d’un processus de changement déterminant pour l’avenir de notre université. Mon objectif est de lui faire prendre vie de la façon la plus optimale et harmonieuse possible au service de l’intérêt général à travers les trois missions de notre université : l’enseignement, la recherche et le service à la société. Dans cette optique, le choix des personnes qui composeront le Conseil rectoral (vice-recteurs et administrateur général) est primordial. Leur caractère, leur ouverture d’esprit et leur éthique seront pour moi des éléments décisifs, ainsi que leurs compétences, leur autonomie, leur complémentarité et leur motivation, en sus d’une vision et d’un idéal partagés.

C’est donc avec l’équipe rectorale, avec le nouveau Conseil d’administration et avec la nouvelle Assemblée générale, que les grandes lignes du projet que je me propose de porter comme recteur de notre université seront peaufinées et adaptées aux réalités et exigences d’un environnement en constante mutation, pour une transformation positive et durable de notre université. C’est aussi en équipe, avec la collaboration de toute la communauté universitaire, que seront par exemple réfléchis, décidés et mis en oeuvre des projets pertinents et cohérents de modernisation des services généraux, facultaires et départementaux, des infrastructures, du campus universitaires, ainsi que des outils informatiques, numériques et technologiques.